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La lecture de 0 à 5 ans 

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Il n’est jamais trop tôt pour présenter un livre à un tout-petit. Le bébé découvre cet objet de la même manière qu’il explore d’autres jouets : il le manipule, le met dans sa bouche. Peu à peu, il comprend qu’il peut tourner les pages. Sans en avoir l’air, il apprend à aimer les livres et s’initie tranquillement aux règles de la lecture !

Les livres de 1 à 3 ans

De 1 à 3 ans, l’enfant découvre son environnement. Vers 1 an, il commence à parler, et vers 3 ans, il construit des phrases. Durant cette tranche d’âge, les parents gagnent à proposer des imagiers et des livres qui abordent le quotidien, comme la routine du coucher ou une promenade au parc. Ils peuvent lire le texte, mais aussi raconter l’histoire dans leurs mots, afin d’adapter leur langage à celui de l’enfant.

De façon générale, de 1 à 3 ans, sur le plan du langage, le livre permet à l’enfant :

  • de créer des liens entre le vécu et ce qui est illustré ;
  • d’apprendre comment fonctionne un livre, comment celui-ci doit être tenu, comment les pages doivent être tournées ;
  • de développer le vocabulaire qui est compris et qui pourra être utilisé bien vite ;
  • d’entendre des mots et des phrases variés, qui diffèrent du langage du quotidien.

 

Les livres de 3 à 5 ans

De 3 à 5 ans, l’enfant entre dans l’imaginaire. Il aime inventer de nouvelles histoires et s’en faire raconter. Ses phrases deviennent plus complexes et plus articulées entre elles. Il apprend à décrire, à expliquer et à raconter. Durant cette période, les parents peuvent proposer des documentaires qui aident l’enfant à enrichir ses connaissances, et des albums qui l’amènent à plonger dans l’imaginaire. Les parents gagnent à lire les textes des livres pour exposer l’enfant à des mots et des tournures de phrases plus rares.

De façon générale, de 3 à 5 ans, sur le plan du langage, le livre permet :

  • de mieux comprendre le langage en « lisant entre les lignes » , c’est-à-dire de deviner ce qui n’est pas dit. Par exemple, que si des larmes roulent sur les joues d’un personnage, c’est que celui-ci se sent triste  ;
  • de développer un vocabulaire plus soutenu qui n’est pas utilisé au quotidien ;
  • de s’initier au fonctionnement de l’écrit. Exemple  : les mots sont composés des lettres de l’alphabet 
  • d’acquérir une meilleure conscience des sons. Exemple : certains mots riment.

 

À tout âge, le plus important pour l’enfant est de développer un lien affectif positif avec les livres. Le parent gagne donc à axer les lectures sur le plaisir partagé autour du livre. Cela aidera l’enfant à acquérir une motivation à apprendre à lire qui vient de lui et non d’une exigence scolaire.

Marie-Ève Bergeron-Gaudin est orthophoniste. Elle est autrice et coautrice des livres J’apprends à parler, et L’éveil à la lecture et à l’écriture aux Éditions du CHU Sainte-Justine. Marie-Ève collabore aussi à Naître et grandir depuis plusieurs années.

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